• Une personnalité, farouche, privilégiant son indépendance, un tantinet sauvage, bref ce que j'aime....

    Pour vous donner l'envie de l'écouter
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    «J'ai fait de la musique pour qu'on me foute la paix », dit Blandine Verlet, 76 ans dans un demi-sourire.( Comprenez : pour échapper aux «grandes études» souhaitées par son père, catholique, gaulliste, conservateur en chef des objets d'art du musée du Louvre.)

    «Avec Bach», dont les Inventions, qu'elle enregistra beaucoup, ont pour elle « une odeur de brioche». Avec François Couperin aussi, (1668-1733) «compagnon de toute une vie », qui «est au clavecin ce que Debussy est au piano». «Si Bach a tout compris de l'esprit humain, on peut dire que Couperin a tout compris des affects des humains », écrit-elle dans L'Offrande musicale.

    C'est dire combien elle vit avec la musique de Couperin et combien celle-ci vit en elle.» «C'est comme l'amitié, confirme-t-elle. Elle est là, on ne sait pas pourquoi. Si l'amour va et vient, l'amitié, elle, ne se rompt pas.»

    Cet «ami», dont elle enregistra l'intégrale dans les années 1970 avant d'y revenir souvent, elle en parle au présent comme s'il était encore vivant. Le dit «précis comme le diamant» et «profond comme une eau dormante», aussi juste dans « la tendresse des tons » que dans «la dureté impitoyable de la pointe sèche». La force de ce lien se traduit pleinement dans son jeu sans joliesse ni fard, mais riche d'une palette de sentiments qui se déploie à chaque écoute. Et excelle, dans les pièces les plus graves, à suggérer des fêlures secrètes et des crépuscules sans retour.

    Une artiste pleinement vouée à son art, au point d'en négliger de construire sa carrière. « C'est du boulot, plaisante-t-elle. Enfin, d'après ce que j'ai entendu dire. » Libre, jusqu'à nous tourner le dos sur la photo de son dernier disque; et de découvrir soudain de méchants plis sur la chemise qu'elle y porte. «Merde!» s'exclame-t-elle avant d'en sourire. «Pas bien grave... d'autant qu'elle n'est pas vraiment froissée. Juste pas repassée. » •

    (Extraits d'une critique de François Ekchajzer pour Télérama)
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    https://www.youtube.com/watch?v=PUKj5ld6v-8

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    Une personnalité, farouche, privilégiant son indépendance, un tantinet sauvage, bref ce que j'aime....

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    « L'enfant que tu fus...

  • Commentaires

    1
    marie
    Vendredi 28 Août 2020 à 15:09

    Bonjour

    J'adorer vos publication

     

    J'adoré vos publications Perme mettez vous que je fasse  des copié /collé

     

    Merci  de bien vouloir me donner u n e réponses

    Respectueusement

    Marie

     

     

     

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