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Il était une fois...Vous entrez dans l'imaginaire. Ni cri, ni colère, ici, on murmure, on chuchote, on n'élève pas la voix. Mais n'entre pas qui veut panoplie d'enfant exigée....(à suivre)....

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DINO BUZZATI - Le K

 

La premiére nouvelle du livre du même nom. La plus belle , ou du moins l'une des plus belles nouvelles de Dino Buzzati (bien évidement, selon mes gouts) ... Celle qui me tient encore souvent compagnie...

On a comparé Buzzati à KAFKA.

C'est vrai, il y a du KAFKA chez BUZZATI et récproquement. Mais en moins torturé  peut être, moins angoissant, plus fraternel, plus proche.

 

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LE K

QUAND Stefano Roi eut douze ans, il demanda comme cadeau à son père, qui était capitaine au long cours et maître d'un beau voilier, de l'emmener à bord avec lui.

« Quand je serai grand, dit-il, je veux aller sur la mer comme toi. Et je commanderai des navires encore plus beaux et encore plus gros que le tien.

- Dieu te bénisse, mon petit », répondit le père.

Et comme son bâtiment devait justement appareiller ce jour-là, il emmena le garçon à bord avec lui.

C'était une journée splendide, ensoleillée, et la mer était calme. Stefano qui n'était jamais monté sur le bateau, courait tout heureux sur le pont, admirant les manceuvres compliquées des voiles. Et il posait de multiples questions aux marins qui, en souriant, lui donnaient toutes les explications souhaitables.

Arrivé à la poupe, le garçon s'arrêta, intrigué, pour observer quelque chose qui émergeait par intermittence, à deux cents, trois cents mètres environ dans le sillage du navire.

Bien que le bâtiment courût déjà à belle allure, porté par une brise favorable, cette chose gardait toujours le même écart. Et bien qu'il n'en comprît pas la nature, il y.avait en elle un je-ne-sais-quoi d'indéfinissable qui fascinait intensément l'enfant.

Le père, qui ne voyait plus Stefano, et l'avait hélé sans succès, descendit de sa passerelle de commandement pour se mettre à sa recherche.

- Stefano, qu'est-ce que tu fais, planté là ? lui demanda-t-il en l'apercevant finalement à la poupe, debout, en train de fixer les vagues.

- Papa, viens voir. »

Le père vint et regarda lui aussi dans la direction que lui indiquait le garçon mais il ne vit rien du tout.

<< Il y a une chose noire qui se montre de temps en temps dans le sillage, dit l'enfant, et qui nous suit.

- J'ai beau avoir quarante ans, dit le père, je crois que j'ai encore de bons yeux. Mais je ne remarque absolument rien. »

Comme son fils insistait, il alla prendre sa longue vue et scruta la surface de la mer, en direction du sillage. Stefano le vit pâlir.

- Qu'est-ce qu'il y a? Pourquoi tu fais cette figure-là, dis, papa ?

- Oh ! si seulement je ne t'avais pas écouté, s'écria le capitaine. Je vais me faire bien du souci pour toi, maintenant. Ce que tu vois émerger de l'eau et qui nous suit, n'est pas une chose, mais bel et bien un K. C'est le monstre que craignent tous les navigateurs de toutes les mers du monde. C'est un squale effrayant et mystérieux, plus astucieux que l'homme. Pour des raisons que personne ne connaîtra peut-être jamais, il choisit sa victime et une fois qu'il l'a choisie, il la suit pendant des années et des années, toute la vie s'il le faut, jusqu'au moment où il réussit à la dévorer. Et le plus étrange c'est que personne n'a jamais pu l'apercevoir, si ce n'est la future victime ou quelqu'un de sa famille.

- C'est une blague que tu me racontes, papa !

- Non, non, et je n'avais encore jamais vu ce monstre, mais d'après les descriptions que j'ai si souvent entendues, je l'ai immédiatement identifié. Ce mufle de bison, cette gueule qui ne fait que s'ouvrir et se fermer spasmodiquement, ces dents terribles... Stefano, il n'y a plus de doute possible, hélas! Le K a jeté son dévolu sur toi, et tant que tu seras en mer il ne te laissera pas un instant de répit. Ecoute-moi bien, mon petit : nous allons immédiatement retourner au port, tu débarqueras et tu ne t'aventureras plus jamais au-delà du rivage, pour quelque raison que ce soit. Tu dois me le promettre. Le métier de marin n'est pas fait pour toi, mon fils. Il faut te résigner. Bah ! à terre aussi tu pourras faire fortune. »

Ceci dit, il commanda immédiatement au navire de faire demi-tour, rentra au port et, sous le prétexte d'une maladie subite, fit débarquer son fils. Puis il repartit sans lui.

Profondément troublé, l'enfant resta sur la grève jusqu'à ce que la corne du plus haut mât eût disparu à l'horizon. A distance il apercevait un petit point noir qui affleurait de temps en temps : c'était son K qui croisait lentement, de long en large, et qui l'attendait avec obstination.

A partir de ce moment tous les moyens furent bons pour combattre l'attirance que le garçon éprouvait pour la mer. Le père l'envoya étudier dans une ville de l'intérieur des terres, à des centaines de kilomètres de là. Et pendant quelque temps, Stefano, distrait par ce nouveau milieu, ne pensa plus au monstre marin. Toutefois aux grandes vacances, il revint à la maison et il ne put s'empêcher, dès qu'il eut une minute de libre, de courir à l'extrémité de la jetée pour une sorte de vérification qu'il jugeait superflue et dans le fond ridicule. Après si longtemps, le K, en admettant que l'histoire racontée par son père fût vraie, avait certainement renoncé à l'attaque.

Mais Stefano resta médusé, le coeur battant la chamade. A deux, trois cents mètres d•i môle, en haute mer, le sinistre animal croisait lentement, sortant la tête de l'eau de temps à autre, et regar­dant vers le rivage comme pour voir si Stefano venait enfin.

C'est alors que la pensée de cette créature hostile qui l'attendait jour et nuit devint pour Stefano une obsession secrète. Dans la cité lointaine il lui arrivait maintenant de se réveiller en pleine nuit avec inquiétude. Il était en lieu sûr, oui, des cen­taines et des centaines de kilomètres le séparaient du K. Et pourtant il savait qu'au-delà des montagnes, au-delà des bois, au-delà des plaines, le squale continuait à l'attendre. Et même s'il était allé vivre dans le continent le plus lointain, le K aurait guetté du lagon le plus proche, avec cette obstination inexorable des instruments du destin.

Stefano, qui était un garçon sérieux et ambitieux, continua ses études avec profit et, arrivé à l'âge d'homme, il trouva un emploi bien rémunéré et important dans une entreprise de la ville. Entretemps son père était venu à mourir de maladie et le magnifique voilier fut 'vendu par la veuve. Le fils se trouva alors à la tête d'une coquette fortune. Le travail, les amitiés, les amusements, les premières amours : la vie de Stefano était désormais toute tracée, néanmoins le souvenir du K le tourmentait comme un mirage à la fois funeste et fascinant, et au fur et à mesure que les jours passaient, au lieu de s'estomper, il semblait s'intensifier.

Les satisfactions que l'on tire d'une existence laborieuse, aisée et tranquille sont grandes, certes, mais l'attraction de l'abîme est encore supérieure. Stefano avait à peine vingt-deux ans lorsque, ayant dit adieu à ses amis de la ville et quitté son emploi, il revint dans sa ville natale et annonça à sa mère son intention de faire le même métier que son père. La brave femme, à qui Stefano n'avait jamais soufflé mot du mystérieux squale, accueillit sa décision avec joie. Le fait que son fils eût abandonné la mer pour la ville lui avait toujours semblé, dans le fond de son coeur, une espèce de désertion des traditions familiales.

Et Stefano commença à naviguer, témoignant de qualités maritimes, de résistance à la fatigue, d'intrépidité. Il bourlinguait, bourlinguait sans trêve, et dans le sillage de son bateau, jour et nuit, par bonace ou par gros grain, il traînait derrière lui le K. C'était là sa malédiction et sa condamnation, il le savait, mais justement pour cette raison peut-être, il ne trouvait pas la force de s'en détacher. Et personne à bord n'apercevait le monstre, si ce n'est lui.

- Est-ce que vous ne voyez rien de ce côté-là ? demandait-il parfois à ses compagnons en indiquant le sillage.

- Non, nous ne voyons absolument rien. Pourquoi ?

- Je ne sais pas... Il me semblait...

- Tu n'aurais pas vu un K par hasard? ricanaient les autres en touchant du fer.

- Pourquoi riez-vous? Pourquoi touchez-vous du fer?

- Parce que le K est une bête qui ne pardonne pas. Et si jamais elle se mettait à suivre le navire, cela voudrait dire que l'un de nous est perdu. »

Mais Stefano ne réfléchissait pas. La menace continuelle qui le talonnait paraissait même décupler sa volonté, sa passion pour la mer, son ardeur dans les heures de péril et de combat.

Avec l'héritage que lui avait laissé son père, lorsqu'il sentit qu'il possédait bien son métier, il acheta de moitié avec un associé un petit caboteur, puis il en fut bientôt le seul patron et par la suite, grâce à une série d'expéditions chanceuses, il put acheter un vrai cargo, visant toujours plus ambitieusement de l'avant. Mais les succès et les millions n'arrivaient pas à chasser de son esprit cette obsession continuelle et il ne songea pas une seconde à vendre le bateau et-à cesser de naviguer pour se lancer dans d'autres entreprises.

Naviguer, naviguer, c'était son unique pensée. A peine avait-il touché terre dans quelque port, après de longs mois de mer, que l'impatience le poussait à repartir. Il. savait que le K l'attendait au large et que le K était synonyme de désastre. Rien à faire. Une impulsion irrépressible l'attirait sans trêve d'un océan à un autre.

Jusqu'au jour où, soudain, Stefano prit conscience qu'il était devenu vieux, très vieux;, et personne de son entourage ne pouvait s'expliquer pourquoi, riche comme il l'était, il n'abandonnait pas enfin cette damnée existence de marin. Vieux et amèrement malheureux, parce qu'il avait usé son existence entière dans cette fuite insensée à travers les mers pour fuir son ennemi. Mais la tentation de l'abîme avait été plus forte pour lui que les joies d'une vie aisée et tranquille.

Et un soir, tandis que son magnifique navire était ancré au large du port où il était né, il sentit sa fin prochaine. Alors il appela le capitaine, en qui il avait une totale confiance, et lui enjoignit de ne pas s'opposer à ce qu'il allait tenter. L'autre, sur l'honneur, promit. Ayant obtenu cette assurance, Stefano révéla alors au capitaine qui l'écoutait bouche bée, l'histoire du K qui avait continué de le suivre pendant presque cinquante ans, inutilement.

« Il m'a escorté d'un bout à l'autre du monde, dit-il, avec une fidélité que même le plus noble ami n'aurait pas témoignée. Maintenant je suis sur le point de mourir. Lui aussi -doit être terriblement vieux et fatigué. Je ne peux pas tromper son attente. »

Ayant dit, il prit congé, fit descendre une chaloupe à la mer et s'y installa après s'être fait remettre un harpon.

« Maintenant, je vais aller à sa rencontre, annonça-t-il. Il est juste que je ne le déçoive pas. Mais je lutterai de toutes mes dernières forces. »

 

 

A coups de rames il s'éloigna. Les officiers et les matelots le virent disparaître là-bas, sur la mer placide, dans les ombres de la nuit. Au ciel il y avait un croissant de lune.

Il n'eut pas à ramer longtemps. Tout à coup le mufle hideux du K émergea contre la barque.

« Je me suis décidé à venir à toi, dit Stefano. Et maintenant, à nous deux !»

Alors, rassemblant ses dernières forces, il brandit le harpon pour frapper.

- Bouhouhou ! mugit d'une voix suppliante le K. Quel long chemin j'ai dû parcourir pour te trouver! Moi aussi je suis recru de fatigue... Ce que tu as pu me faire nager ! Et toi qui fuyais, fuyais... dire que tu n'as jamais rien compris !

- Compris quoi ? fit Stefano piqué.

- Compris que je ne te pourchassais pas autour de la terre pour te dévorer comme tu le pensais. Le roi des mers m'avait seulement chargé de te remettre ceci. »

Et le squale tira la langue, présentant au vieux marin une petite sphère phosphorescente.

Stefano la prit entre ses doigts et l'examina. C'était une perle d'une taille phénoménale. Et il reconnut alors la fameuse Perle de la Mer qui donne à celui qui la possède fortune, puissance, amour, et paix de l'âme. Mais il était trop tard désormais.

« Hélas ! dit-il en hochant la tête tristement. Quelle pitié ! J'ai seulement réussi à gâcher mon existence et la tienne...

- Adieu, mon pauvre homme », répondit le K.

Et il plongea à jamais dans les eaux noires.

Deux mois plus tard, poussée par le ressac, une petite chaloupe s'échoua sur un écueil abrupt. Elle fut aperçue par quelques pêcheurs qui, intrigués, s'en approchèrent. Dans la barque, un squelette blanchi était assis : entre ses phalanges minces il serrait un petit galet arrondi.

 

Le K est un poisson de très grande taille, affreux à voir et extrêmement rare. Selon les mers et les riverains, il est indifféremment appelé kolomber, kahloubrha, kalonga, kalu, balu, chalung-gra. Les naturalistes, fait étrange, l'ignorent. Quelques-uns, même, soutiennent qu'il n'existe pas...

 

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J’aime la profonde humilité et la simplicité du style de cet écrivain, cette douceur d’écriture, comme une caresse, une superficialité apparente. Cette façon qu’il a, un peu comme Brassens, de parler de sujets essentiels et profonds avec légèreté…

 

Stefano Roi (le petit garçon de l’histoire) voit un gros mammifère marin que l’on peut imaginer comme une baleine, un  « K » donc, alors qu’il navigue avec son père sur les océans. Il est seul à le voir. son père et chacun des marins du bateau ne le voient pas mais connaissent son existence. Ils pensent, en toute bonne foi, que le « K » est un poisson  maléfique qui ne lâche jamais sa proie dans le but de l’anéantir. Donc, fuir absolument, sans perdre un instant, cet animal, et ne plus jamais remettre les pieds sur un bateau. Stefano, troublé et effrayé, suit donc cette recommandation toute sa vie, alors que son unique désir, sa seule vocation, est de naviguer.

Devenu vieux et apercevant toujours que son « K » depuis la berge qui est là à l’attendre dans l’immensité de l’océan, il se décide amors à partir à sa rencontre dans un petit canot et de l’affronter. Enfin ! Mais au lieu de le tuer, comme il s’y attend, le « K » lui remet un joyau magnifique. Stefano ne revient pas de son expédition et meurt dans sa barque, perdu dans l’océan. Dans sa main ouverte, on retrouve un « galet arrondi ».

 

Alors….bien sûr,comme toujours chez Buzzati, beaucoup de symboles...

 

1 – L’enfant Stefano symbolise le début. La naissance. L’espoir. Le devenir. Crédule, donc curieux de tout, donc malléable, donc fragile…A protéger absolument.

 

2 - Le père et les marins symbolisent le vécu et donc le savoir, en même temps que l’autorité et la loi. Ceux qui sont chargés de l’éducation de l’enfant, ceux qui l’aiment et qui ne songent qu’à le protèger. Ceux qui veulent son bien, avant tout.

 

3 - La mer. Symbole de l’immensité, de la tentation de l’inconnu et de l’aventure, alors que la terre, rassurante,  c’est la sécurité, la solidité, l’absence de danger. « Le plancher des vaches ».

 

4 - L’interdiction de naviguer, sonne donc comme le glas des désirs profonds de Stefano et constutue le symbole du traumatisme profond que tous les enfants, un jour ou l’autre, encaissent car les adultes, en fait, sous couvert de bien faire transmettent très souvent, leurs peurs et leurs angoisses aux enfants qu’ils pensent ainsi protéger.

 

5- le « K » symbolise donc le traumatisme subi par Stefano. Le mystère, gravé dands l’inconscient, de l’enfant, celui qui gouvernera toute sa vie, avec ses deux pôles antagonistes : la crainte et de désir. .Attirance- Répulsion. Comme le loup, dans la montagne, pour la chèvre de M Seguin.

 

6- le petit canot symbolise le dénuement de la vieillesse. L’humilité de la fin de vie. Stefano, riche, aurait pu partir à la rencontre du K sur un de ses bateaux, mais il choisit un petit canot pour cette rencontre. Par lassitude et désintérêt de toutes ces richesses accumulées dans sa vie terrestre et qui ne lui ont rien apporté d’essentiel. Le petit canot c’est le symbole de la désillusion,du dénuement,

la représentation dérisoire de tous les rêves perdus.

 

En cherchant plus avant, on pourrait trouver encore d’autres symboles…

 

Stefano, c’est donc moi, toi sans doute, et beaucoup d’autres enfants. En lisant le K, on revisite sa vie. Enfant, quand nous voulions être tour à tour acteur, chanteur d’opéra, pompier , médecin, facteur, etc…En tout cas, « naviguer », voir du pays… Les parents, toujours inquiets pour leur progéniture (le père de Stefano dans la nouvelle)qui  voient des « K » partout, dans tout ce qui leur est étranger ou inconnu. Beaucoup des « amis », ( les marins), disent ou pensent la même chose. Évite le risque de perdition que représentent les « K », ces poissons maléfiques ! Rien ne vaut la sécurité. Les rêves d’océan sont dangereux. Seule « planche de salut », la terre. Un métier, des études, le bac, une situation stable…. Fonctionnaire. L’idéal !  

 

Combien sommes nous à être resté « sur la berge » comme Stefano, en pensant à tous ces « K » maléfiques qui nous voulaient du mal mais qui, en même temps, ne cessaient de nous attirer.

 

Alors, parvenu à la fin de l’histoire, à la fin de notre vie, devenus vieux, nous nous sommes  vus, nous aussi, à la place de Stefano, prendre notre petit canot et nous diriger vers ces désirs fantômes qui nous ont hantés toute notre vie.Et nous avons dit au K : « C’est bon, je viens à toi, prends moi. Tues moi ! Fais de moi ce qu’il te plaira, puisque je ne ne suis pas parvenu à t’oublier et que je n’ai jamais osé t’affronter ».

 

Maintenant il est tard. Il est l’heure. Et, quand le « K » nous donne ce magnifique joyau, alors que nous attendions le coup de grâce,nous avons pensé que Stefano avait dû pleurer lui aussi, et qu’en fait, il est mort d’amertume et de chagrin.

 

Comme c’était SON « K » à lui, on n’a retrouvé sur son cadavre, qu’un caillou. Le joyau qui lui était destiné. A lui, à lui seul, à persdonne d’autre. Car chaque enfant a  son « K » avec son joyau qui l’attend..

 

Voila. J’espère être parvenu à faire comprendre pourquoi cette nouvelle m’a tant émue. Mais, bien sur, mon interprétation de cette nouvelle n’est qu’une simple ébauche car, telle des symphonies, les nouvelles de Buzzati nous font réfléchir et dévoilent de nouvelles pépites à chaque lecture. Chacun y voit ce qu’il a envie d’y voir selon son propre vécu. C’est ce qui fait la richesse d’une œuvre d’art, son universalité.

 

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Et voici maintenant et pour terminer, ce qu'en pense en quelques mots,  l'auteur lui même...

 

 

 

 

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B
pour moi ce texte est extremement touchant et a un sens profond j'approuve complètement ses idées.
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J
Chacun voit et comprend ce qu'il veut dans cette nouvelle. Mes commentaires représentent un point de vue parmi d'autres possibles. On pourrait en discuter de vive voix si c'était possible, mais par écrit cela risquerait d'ajouter encore aux malentendus inhérents à un texte aussi chargés de symboles que clui ci. Merci à tous d'être passés au moins lire ce texte d'un des plus grands écrivains du 20ème siècle. Amicalement Julien
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R
quelles sont les deux explication possible de cette histoire a la fin de la nouvelle?
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J
Oui, très souvent dans la vie ce qui nous enrichirait nous fait peur. Merci de ton commentaire
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M
Pour moi Staphano Roi recherche la bonheur mais en le recherchant il le fuit
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