Montréal - Québec
Recul<o:p></o:p>
Il manque toujours quelque chose à quelqu’un. Qu’il soit riche ou pauvre, qu’il soit grand ou gros, beau ou moche, personne n’est jamais satisfait de son sort.<o:p></o:p>
Si je regarde autour de moi, je dirai que j’ai eu beaucoup de chance dans ma vie. Mais si je fixe l’horizon lointain, je sais que je ne vais pas tarder à pleurer sur mon sort. Nous sommes rarement objectifs dans nos états d’âme.<o:p></o:p>
Alors, gémir ne me plait pas davantage que faire semblant d’être heureux. <o:p></o:p>
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Le réel<o:p></o:p>
La réalité, ce que l’on nomme le réel, est une abstraction. Il y a autant de réalités que d’individus. La vie est une succession d'instants, qui n’ont pas la même signification selon qu’ils se produisent à Paris ou à Montréal, en France où à Haïti, selon que c'est Pierre ou Jacques qui les vit. Alors que pour certains la vie est belle, pour d’autres, au même moment, elle est triste à pleurer. <o:p></o:p>
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Imagine….<o:p></o:p>
Quand je rêve, je sais que je triche. Je sais que ce n’est pas « pour de vrai ». Je me mets « entre parenthèses ». Je fuis un sérieux qui ne pourra pas tenir longtemps la route sans tomber dans le ridicule. Je fais comme si c’était léger, je fais semblant.<o:p></o:p>
Et si celui ou celle qui m’accompagne est dans le même état d’esprit que moi, alors ça peut faire une jolie balade.<o:p></o:p>
Voilà pourquoi je crois au pouvoir « illusoire et merveilleux» du rêve.<o:p></o:p>
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Voyages…<o:p></o:p>
Quand je pars en voyage, je m’emmène avec moi. Pas possible de faire autrement. Alors, même loin de chez moi, je me retrouve toujours en tête à tête avec moi-même.<o:p></o:p>
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Distraction…<o:p></o:p>
En ce moment, je marche pas mal. Les idées défilent dans ma tête. Il suffit que je commence à marcher pour que, doucement, le décor disparaisse au profit des images virtuelles, souvent disparates mais ininterrompues.<o:p></o:p>
C’est comme un défilé sans fin. Si je monte vers le Nord, le bleu du ciel va rapidement me manquer.<o:p></o:p>
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Vigilance…..<o:p></o:p>
Quand le ciel reste dégagé trop longtemps, nous oublions les nuages… Si nous ne restons pas vigilant, nous finissons par nous penser éternels, le sérieux nous gagne, nous devenons pénibles…<o:p></o:p>
C’est comme la santé. Quand on est en pleine forme, on n’y prête aucune attention. Mais si ça se déglingue, on ne pense plus qu’à ça.<o:p></o:p>
Quelqu’un m’a dit que je n’étais pas doué pour le bonheur. C’est bien possible. Je pense que plus la lucidité s'accroît, plus le bonheur nous fuit.
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