Les saisons de la vie<o:p></o:p>
Le printemps<o:p></o:p>
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Au printemps, la sève bouillonne, bousculant l’ordre établi. En été, On apprend l’amour, à ses dépens. On sent bien qu’il faudra revoir la question. En automne, On connaît la fragilité des choses, On mesure ce que l’on sait. En hiver, on a eu ce que l’on méritait, il est temps de partir.<o:p></o:p>
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“ Les Ecrivains, ils habitent la campagne et ils sont souvent morts ”<o:p></o:p>
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Dis papa, comment tu le trouves mon dessin ?<o:p></o:p>
- Très très joli, ma puce!<o:p></o:p>
- Alors accroche le dans ta chambre !<o:p></o:p>
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“ Le petit dauphin est malade, le petit dauphin va mourir. ” et l’enfant demande: “ Alors, être dauphin, ça n’est rien du tout? ”<o:p></o:p>
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Graine de violence<o:p></o:p>
Le masque du doute se dessine lentement sur le visage tendre de cet enfant qui pousse. Les premières grimaces apparaissent, celles qui font le plus mal. Les enfants refusent mais ils ne savent pas quoi, ils se battent mais ils ne savent pas contre qui. Déjà les traits du visage se durcissent. Déjà les yeux se voilent, disparaissent, s’enfoncent. Quelques clins d’œil encore avant l’asphyxie du cœur. Et ce cri qui ce soir déchire le silence se perdra bien trop vite dans le brouillard épais qui récupère tout.<o:p></o:p>
Regard dur de l’enfant qui pèse, qui mesure, qui tente s’il le peut de vous déshabiller. L’innocence et la haine, en deux yeux partagées, prêt à tendre les bras ou au contraire à mordre selon qu’il jugera ce qui lui semblera. On devine déjà qu’il cognera aux murs qu’il frappera aux portes, de la tête et des poings et de plus en plus fort.<o:p></o:p>
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Vole pour t’enrichir, enrichis toi pour qu’on te vole.<o:p></o:p>
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Ils se serviront de ta quête pour te renvoyer à ta mendicité. Avec tes doutes, ils fabriqueront des somnifères, ils te pendront à la corde de tes certitudes, ils se serviront de toi au gré de leurs besoins et de leurs inquiétudes. En quelque sorte, ils te reconnaîtront.<o:p></o:p>
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Un seul métier possible: CHERCHEUR D’OR !<o:p></o:p>
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L’été<o:p></o:p>
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Je revois cette rue, dans Paris, avec ses cafés et ses bancs publics. Nous parlions, assis sur un de ces bancs. Nous ne parlions pas de choses et d’autres mais de ce qui nous tenait à cœur. A cette époque, nous faisions beaucoup dans les certitudes. Détruire au plus vite ce qui ne tient pas debout. Quitte à survivre, entouré de cendres....L’impatience de la jeunesse....<o:p></o:p>
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Les révolutionnaires, les faux, te feront passer devant. Les révolutionnaires, les fous, t’exhorteront à les suivre. Les révolutionnaires, les vrais, te demanderont toujours d’attendre encore un peu.<o:p></o:p>
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Jeune, on a besoin de certitudes. Ensuite, on s’en méfie plutôt. Mais, si, en chemin, il nous arrive de dire: J’aime ceci,... j’aime cela,... Je t’aime,... il n’y a pas à hésiter. La voie est libre. Ce qui ne veut pas dire qu’un champ de roses s’étend à perte de vue, mais les épines qui vont inévitablement nous égratigner ne sont pas venimeuses. Le sang qui coule des plaies du désir est exempt d’impuretés. Notre corps reconstituera les pertes et les cicatrices, sur notre peau, seront notre vécu. Dés que l’amour n’est plus là, par contre, il y a danger à persévérer. Le vieillissement nous guette et va racornir impitoyablement nos tissus et nos jours. Nous ne sommes malheureux que dans les moments ou nous n’aimons pas, lorsque nous méprisons, lorsque nous rejetons. Comme il est plus rare d’aimer que de ne pas aimer, que les périodes de désamour sont beaucoup plus longues que les périodes ou l’on aime, il faut accepter le désespoir comme un mal nécessaire en attendant mieux. Les désespérés sont en manque d’amour et ils ne peuvent pas le cacher. S’ils parviennent à sourire ou à rire d’eux mêmes alors qu’en eux tout se déchire, ils deviennent alors objets d’amour et contribuent au bonheur de tous. En bref, si vous ne pouvez pas aimer, soyez aimables.<o:p></o:p>
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Piquette des vendanges...les joues rouges des filles...la rondeur des grappes de raisin... Tout ce joli monde est de joyeuse humeur. La fête du vin nouveau, les grands fûts, l’abondance... Et l’ivresse nouvelle. Les paysans se rassemblent à midi autour de la grande table en bois. Les plaisanteries fusent, les rires éclatent. Le vin nouveau se boit, en chansons...<o:p></o:p>
Lorsque, après un long voyage dont on espérait beaucoup, on se retrouve à son point de départ, il est normal de penser que l’on a perdu un temps précieux. Plus tard seulement, on comprend que c’était le voyage qui était important et non la destination.<o:p></o:p>
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Et si l'on sortait une bonne bouteille pour fêter l’événement... Quelle merveille! Tout ce travail souterrain pendant des années, pour parvenir à cet arôme, à ce nectar...Et cette poussière qui nous parle de la sagesse du temps...Un peu de soleil dans un verre, pour le plaisir d’un instant.<o:p></o:p>
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J’ai compris, cet automne qu’être seul, c’était de ne pas avoir de compagnon de jeu.<o:p></o:p>
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Les vieux, c’est comme les lieux communs. Il faut partir à leur rencontre.<o:p></o:p>
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Vieillir, c’est lentement refermer sa coquille. Chaque fois qu’on se cache, on vieillit.<o:p></o:p>
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Chaque fois que la mer se retire, elle laisse derrière elle le sable lisse et immaculé. Cette image est, pour moi, l’image d’une mort sereine.<o:p></o:p>
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