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Il était une fois...Vous entrez dans l'imaginaire. Ni cri, ni colère, ici, on murmure, on chuchote, on n'élève pas la voix. Mais n'entre pas qui veut panoplie d'enfant exigée....(à suivre)....

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Le Chef

Pour toi....


Il s’agissait de vivre et non de végéter. Pas de temps mort, pas de demi - mesure, pas trop de réflexion et pas trop de discours. Comme tu le disais en ce temps là, “ il fallait y aller ”.

Ils t’ont suivi partout. Dans leur tête, sans t’en parler et sans se concerter, ils t’ont élu leur chef. Pour eux, tu étais le meilleur. Avec toi, on rigolait, on ne s’embêtait pas. Pourtant, te suivre alors n’était pas une mince affaire. Ca pouvait mal se terminer, ça s’est souvent mal terminé. Mais ils savaient que tu ne te dégonflerais jamais, que tu prendrais toujours, seul, tous les risques.

Tes amis..., tu disais... « tes frères »,...Ils avaient besoin de toi et tu croyais avoir besoin d’eux. Le temps de la jeunesse s’émoussant, ils sont partis. Quand tu as voulu savoir, ils ont essayé de te faire comprendre que cela ne pouvait pas durer toujours, que la vie, que les gens, ...Tu as essayé de parler. Mais les mots, ça n’était pas ton fort.

Tu es parti très loin. La marine, les escales, les rues en pente… D’autres « frères » encore, de plus en plus fugaces de plus en plus... minables .

Enfin, les portes se sont fermées. Tu devenais gênant. Tu n’as plus vu personne.

Un jour, beaucoup plus tard dans ta vie, cet ancien pote est venu te voir. Pas grand chose dans ta chambre, mais toujours plein de rêves dans ta tête. Il a dit: “  Tu te souviens? ”  Tu as souri, de ce sourire d'enfant que j'ai toujours aimé chez toi, et qui  n'a jamais disparu. Tu n’as pas su quoi répondre, alors, tu as souri.

Dans les yeux de ton copain, la même attente qu’il y a vingt ans. “ Tu sais... ” a- t- il ajouté, j’habite pas loin d’ici ». Tu pourrais passer un de ces soirs à la maison. Ma femme sera contente de te voir. Je lui ai si souvent parlé de toi, de nous, de toutes les conneries que l’on a pu faire ensemble. Tu te souviens, c’était le bon temps... ”.

Quand il est parti, tu lui as serré la main devant la porte et tu l'as regardé dans les yeux.


Enfants nous étions copains, nous nous sommes perdus de vue et, nous sommes devenus amis.

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