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    Après avoir parcouru le monde, Julien revint parmi les siens.

    <o:p></o:p>Les siens….

    <o:p></o:p>Pas de véritable famille pourtant, ici.

    <o:p></o:p>Sa mère, morte deux ans auparavant. La lettre d’un notaire reçue trois mois après le décès, lors d’une escale, il ne savait plus où….

    <o:p></o:p>Pas de père. Mort l’année de sa naissance. Pas de sœur ni de frère. Pas d’oncle, pas de tante, pas de cousins…

    <o:p></o:p>Qui étaient donc les siens ?

    <o:p></o:p>Les hommes et les femmes de ce pays ressemblaient aux hommes et aux femmes de tous les pays qu’il avait visités. Riches d’eux-mêmes et pourtant transparents.

    <o:p></o:p>Beaucoup de rencontres passionnantes, toujours, à chaque fois. Des autres, il avait appris l’humilité.

    <o:p></o:p>C’était beaucoup. C’était suffisant.

    <o:p></o:p>Après avoir traversé maintes frontières, franchi des ponts, parcouru des villes,… Après avoir pris le train, l’avion, le bateau, un nombre incalculable de fois, il se retrouvait aujourd’hui sur le quai d’une gare, faisant partie du paysage, ni plus, ni moins.

    <o:p></o:p>Ça aurait pu être n’importe où… Il aurait pu poser ses valises en Asie, en Afrique, ou ailleurs, mais non, c’était ici qu’il était revenu, à l’endroit même d’où il était parti.

    <o:p></o:p>Ce n’était pas un hasard.

    <o:p></o:p>Bouclée la boucle. Il le fallait.
    <o:p></o:p>

    Il ne prendrait plus le train. Il ne lèverait plus les yeux, depuis la fenêtre de sa chambre, au passage d’un avion, là haut, la nuit…

    Il ne regrettait rien. Nécessité de son départ, nécessité de rompre…

    Mais on revient toujours. Chercher. On se cherche, on se trompe, mais il faut y aller. Toujours plus loin, pour apprendre, pour se réconcilier. Comment savoir autrement ?...

    Tout est là. Mais il fallait partir pour s’en rendre compte….

    Julien prend ses valises et s’éloigne. Tout recommence, toujours…. Il suffira maintenant de faire le tour du lac. D’aller prendre un café. De s’asseoir au bord de l’eau. De regarder, profiter de l’instant…. Sourire…

    Dire bonjour ! Belle journée n’est ce pas ?


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    « Préavis de grève... au pays des fées.Un seul métier possible...CHERCHEUR D'OR... »

  • Commentaires

    1
    visiteur_petite louv
    Vendredi 16 Mai 2008 à 10:54
    Bonjour, belle journée n'est-ce-pas?
    Eh oui, le sourire nous est indispensable, pour nous le redonner, il faut vivre, parfois, souvent, les même choses, ça s'appelle le quotidien, pour des rêveurs comme nous, c'est pas si facile, c'est sûr, mais n'est-ce pas justement dans nos rêves que le quotidien s'efface et laisse place à tout ce qu'on désire? en secret ou pas du reste, mais au moins, là bas au pays des rêves, le sourire est naturel, alors rêvons mon ami!! rêvons!!
    La famille est formidable, quand on a la chance comme moi, d'avoir celle là, parfois pour d'autre, elle ne l'est pas, mais apprenons à en créer, au fil du temps, au fil des années, cela est possible...enfin je pense...Moi en aucun cas je n'aurais à me plaindre de la mienne bien au contraire, mais saches une chose, pour ceux qui n'en ont pas, ils peuvent la créer de toute pièce, et avec les meilleurs éléments qui soient, ceux qu'ils auront eux même choisi, qui peut se vanter d'avoir lui même créer sa famille?
    Julien le peut, j'en suis sûre, pour être sûrement, plus épanoui...au fond, là tout au fond de sa poitrine, et surtout dans son âme...

    Gros bisous à toi mon Juju, belle journée, n'est-ce-pas?
    Je te la souhaite ensoleillée et heureuse

    Ta petite louve...
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