• Pour Noirette...

     

    Je ne sais plus si j'ai publié ici, ce chant d'adieu à une petite chatte anonyme, qui s'est arrêtée un jour devant ma porte, qui m'a adopté, et qui n'est plus repartie....

    Sauf bien sûr, pour son dernier voyage, comme tout ce qui vit.

    Trop d'articles dans ce blog, je m'y perds un peu.

    Pardon si vous avez déjà lu cet hommage, mais en ce qui concerne mes amours, je préfère me répéter plutôt que d'oublier.

    Alors Noirette, voila pour toi, gravé dans le cyber espace, pour l'éternité.

    Comme dit cette pub à la mode: "Tu le vaux bien"...

     

     
     

    Elle devait se languir de rejoindre ses petits.

    Seize ans de vie dans la nature, à l’abri de quelques maisons accueillantes.

    Dont la mienne, ou elle a fini par se fixer.

    Ses filles étaient parties les premières, victimes de la dureté du monde.

    C’est ainsi.

    Elle n’a jamais émis la moindre protestation.

    Elle ne s’est jamais plaint de quoi que ce soit.

    Juste ce regard, indéfinissable, si attendrissant.

    Les animaux ne s’insurgent pas contre l’injustice qui est une invention des hommes.

    Ils acceptent leur destin.

    Nous naissons pour mourir.

    Dans l’intervalle, elle a donné à voir, pour qui savait regarder.

    De la confiance, toujours, dans ses yeux, quand elle me parlait.

    Une attente aussi. Digne. Qui m’imposait de ne pas la décevoir.

    Malade depuis deux ans, son poil s’est terni lentement.

    Ces derniers jours, elle ne mangeait presque plus, mais ses yeux sont restés vifs, jusqu’à ce samedi 19 Septembre 2009 ou elle est morte dans la voiture, avant d’arriver chez le vétérinaire.

    Le paradis des chats existe, je le sais.

    Ce n’est pas possible autrement.

    Tant de beauté, tant de noblesse, tant de fierté dans le regard et les attitudes, ne peuvent disparaître à jamais.

    Il en restera toujours quelque chose.

    Une trace, dans la mémoire des hommes...

    Ceux qui les ont aimé…

    Dans le ciel, un nuage est réservé, dés la naissance, à chacune de ces petites créatures qui consentent à vivre parmi nous, afin de nous rendre la vie plus supportable.

    Ne dit on pas que les chats sont des mangeurs de chagrin ?

    Il existe des gens qui n’aiment pas les animaux. Des gens qui s’en foutent, qui sont indifférents à leur présence, à leur beauté.

    Je le sais. Mais je ne comprends pas.

    Dites moi…

    Pourquoi les chats m’attendrissent ils autant, alors que j’ai si souvent envie de filer des baffes à mes semblables ?

    Mystère ...

    Noirette, je pense à toi.

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