• Majeur et mineur

    Majeur et mineur

     

    Majeur et mineur

     

     

     

    Lire un texte, ou écouter de la musique n’est jamais pour moi un acte anodin.

     

     

     

    C’est comme si je pénétrais dans une église, c’est un acte sacré ! C’est sans doute excessif, j’en suis conscient, mais c’est ainsi.

     

     

     

    La lecture ou la musique m’ont provoqué tant de grandes émotions, que je ne peux plus lire ou écouter quoi que ce soit sans qu’elles ressurgissent, sans que je m’y réfère.

     

     

     

    Je suis devenu si exigeant !

     

     

     

    Car vois tu, quand on a eu la chance de côtoyer des œuvres qui nous ont fait vibrer, dans lesquelles on s’est baigné longtemps avec délectation, sans aucune retenue, on ne peut plus se satisfaire d’autre chose.

     

     

     

    Cela ne veut pas dire que tout le reste est inintéressant, bien entendu, mais comment dire !

     

     

     

    Il y a les sommets, l’Everest, et puis il y a les collines. I y a les gouffres, les grandes profondeurs et puis il y a les grottes, les cavités. Il y a l’atmosphère et il y a la stratosphère.

     

     

     

    C’est un peu, je pense, ce que voulait nous dire Gainsbourg en qualifiant la chanson « d’art mineur » en opposition à la musique classique ou à la peinture qu’ils considérait comme des arts majeurs.

     

     

     

    En passant, Brassens lui avait très simplement répondu qu’à son avis, il n’y avait pas de musque majeure ou mineure, mais de bonnes et de mauvaises chansons.

     

     

     

    Bien sûr, mais si je l’avais pu, j’aurai demandé à Brassens : « Qu’est ce qui fait, à votre avis, la différence entre une bonne et une mauvaise chanson ? »

     

     

     

    Car, en ce qui me concerne, je pense que sont mineures les œuvres qui se contentent de flotter à la surface ou à la périphérie des choses, et qui constituent ma majorité des productions existantes alors que sont majeures les œuvres, beaucoup plus rares, qui touchent à l’essentiel.

     

     

     

    Bien entendu, on peut déployer un grand talent dans la composition d’une œuvre mineure, mais toucher à l’essentiel demande du génie. Ce qui différencie les artistes et les artisans.

     

     

     

    Mais ce n’est mon point de vue…

     

     

     

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