• Les chemins...

     

    Les chemins...

    Ne sachant trop que faire, ils ont pris la forme du moule que l'on avait préparé à leur intention. Ils ont passé des années à se fondre dedans, maladroitement parfois, épousant tant bien que mal les contours étroits de ce carcan conçu sur mesure pour les étouffer. Ils se doutaient bien qu'ils étaient prisonniers, mais que pouvaient ils faire d'autre ? Ils n'en avaient aucune idée. Alors, tant que ça marchait...

    Quand ils ont réalisé que les concepteurs ne voulaient plus de leur moule, qu'ils avaient envie d'en changer, de le délocaliser, ils ont protesté, manifesté... Ils se sont mis en colère, car en jetant le moule, on les jetait avec.

    Qu'attendaient ils ? Qu'espéraient ils ? Que l'on prenne en compte leur désespoir ? Leurs années de labeur ? Oui, sans aucun doute, ils attendaient cela. Ils ne sont pas si surpris que ça, au fond d'eux mêmes, par ce qui arrive, mais ils sont écoeurés.

     Ils constatent alors, amèrement que  tout le monde se fout de leur désespoir.

     Les chemins que l'on n'a pas choisi aboutissent toujours à des impasses.

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    Le processus de l'analyse auprès d'un professionnel consiste à faire remonter à la surface les souffrances ensevelies. Mais, si elles parviennent à remonter, il faudra alors les affronter. D'où le nombres d'analyses avortées car il manque la force nécessaire à ce travail. L'inconscient protége ainsi les faibles de ce qui pourrait les détruire. C'est un mécanisme de survie. Si tu n'es pas été assez fort pour faire face, ton inconscient prendra aussitôt les dispositions qui s'imposent à savoir, le refoulement dans les limbes de la mémoire.

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    En échangeant avec les autres, on cherche des arguments supplémentaires pour avancer plus vite, pour changer de direction si nécessaire, pour tenter d'en finir plus vite, mais on ne cherche pas vraiment de l'aide en fait, on ne souhaite que savoir si nous sommes bien dans l'axe, ou bien si, sur tel ou tel point, nous faisons fausse route.

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    Je pense que donner des leçons à quelqu'un est un risque et que l'autre en face, surtout s'il est une victime, reste en situation "d'infériorité".

    Cela ne peut que lui faire penser que décidément il est nul et aurait du l'avoir déjà compris tout seul. Et sa tête reste encore sous l'eau !

    Qui peut prétendre avoir tout compris? Le seul moyen d'aider une "victime sacrifiée" à s'en sortir est au contraire d'être revalorisée. Puisqu'elle a déjà une forte tendance à se dévaloriser elle même sans l'aide de qui que ce soit....

    Schéma totalement opposé au bourreau qu'il vaut mieux ne pas trop valoriser. Il sait déjà abondamment le faire par lui-même. Les bourreaux doutent rarement d'eux même (excepté une fausse modestie de façade) alors que la victime a souvent (voir toujours suivant les degrés) des doutes sur elle même.

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    Le désir, si insatisfaction il y a, il faut aller le chercher pour le vivre.

    Or, tout part de Soi, d'oser affronter ses "limites" et apprendre à les dépasser. Oser être Soi et faire ce que l'on a vraiment envie d'expérimenter. Le vivre tout en sachant que la facture sera de perdre la sécurité que représentent nos repères et nos acquis.

    C'est un autre choix, le choix de l'adrénaline "vrai", celui de vivre ses désirs. Les gens voudraient tout avoir: Vivre pleinement leur désir, mais sans prendre de risque, sans en payer le prix. Ça ne marche pas comme cela. On ne peut pas, comme on dit, avoir le beurre et l'argent du beurre...

    Le suc des "caprices" sans facture est impossible. Donc, tout est une question de choix: Vivre ses désirs (et les piments qui vont avec) ou juste en rêver...


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    Je pense que dans tout mensonge ou tromperie la première "victime" est celui qui le, qui la, profère.

    L'être humain a une grande facilité à "arranger la sauce" dans son sens pour se donner bonne conscience. Il  finit même par croire lui même à ses propres mensonges. Cela devient vite de l'affabulation.

    Mais comme sa Conscience lui rappelle régulièrement qu'il n'est pas dans le vrai, cela génère ensuite des maladies.... Bref une vraie cascade...


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     Si les enfants battus deviennent des parents bourreaux, n'est ce pas parce qu'au fond, ils étaient eux-mêmes des "bourreaux" ? N'étaient ils pas "simplement", au départ, face à de plus grands bourreaux qu'eux et donc, ponctuellement, des "victimes"?

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    Tendre la main à quelqu'un est aussi seconde "une règle d'or" pour moi et ceci pour plusieurs raisons:

    Déjà, toute personne "heureuse" est un "emmerdeur" en moins sur terre. On n'a jamais vu quelqu'un embêter les autres quand il est heureux.

    Ensuite, voir le bonheur de quelqu'un me nourrit. Et ce n'est pas rien.

    Il me semble enfin que tendre la main me fait grandir et en tout cas ne m'enlève rien!

    Mais attention, tendre la main ne veut pas dire donner des leçons. Qui suis je pour en donner ? Je ne suis "supérieure" en rien! Je ne suis que "riche" de mes épreuves.

    Peut être que demain je mettrais complètement "à la corbeille" mes compréhensions d'aujourd'hui car j'aurais encore un autre regard sur tout cela...

    Ainsi va la Vie ! Un regard sur les évènements à un temps " t " puis une nouvelle remise en question en fonction de nos expériences présentes ou à venir...

    Nous sommes tous à égalité devant la quête de l'acte "juste".

    Le chemin de l'évolution personnel est un chemin dont chacun doit faire le choix tout seul et à son rythme.

    Personne ne peut le faire à la place de qui que ce soit.

     
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    « La vérité, c'est qu'à mesure que le véritable pouvoir d'un homme grandit et que ses connaissances s'étendent, le chemin qu'il peut suivre se fait toujours plus étroit, jusqu'à ce qu'il n'ait finalement plus d'autre choix que de faire ce qu'il doit faire, et le faire pleinement.. ».


    Et bien c'est étrange, mais je n'ai pas du tout ce regard, sauf pour "et le faire pleinement".


    Une de mes connaissances me disait dernièrement la même chose que ce résumé de livre. Elle a l'impression parce qu'elle a 45 ans qu'elle n'a plus vraiment le temps de faire beaucoup de choix, bref, que sa vie est tracée.


    Mon regard est plutôt le suivant. À 20 ans on a moins de choix car trop de mal être, de manque de confiance en soi, pas d'expérience, pas d'argent, des incertitudes plein les poches.


    Maintenant que je vais avoir bientôt 45 ans j'ai vraiment l'impression que tous les possibles sont à ma portée. Je n'ai plus qu'à faire des choix dans le tas

     

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    Attention ! La tentation de devenir soi même un bourreau est toujours là ! Méfies toi ! Je pense en effet que la majeure partie de l'humanité porte en elle le germe de la cruauté, de part son statut de victime en attente de revanche.... Ce germe n'attendant que l'occasion de croître... D'où sans doute, cette phrase d'un personnage, commissaire divisionnaire dans un film de Melville à un de ses subordonnés : « Les hommes ? Tous coupables ! ».

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    N'oublie pas que la mort est un hymne à la Vie. Un message pour nous rappeler que nous avons la chance d'être vivant et qu'on ne sait jamais quand sera notre tour. Alors, n'en perdons pas une miette!

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    L'avocat que j'avais, (je l'ai mis à la poubelle), était un procédurier qui voulait à tout prix s'engraisser sur mon dos avec un procès bien long... Il a eu le grand tort de me dire lors de notre première (et dernière) rencontre: " C'est moi qui décide! Ou bien c'est vous qui faites, ou bien c'est moi ! J'ai 23 ans de barreau ! ".

    Peut être, mais c'est moi qui paye et j'ai aussi de l'expérience en matière de procès injustes. Manifestement le sens de l'écoute et de la psychologie n'est pas son fort. Il n'avait pas capté que je ne vois les choses qu'en partenariat et pas en solo pour lui
    .


    Pas très... « commercial »... l'attitude de cet avocat...Mais je dois dire qu'une amie a eu le même genre d'abruti pour la défendre dans le cadre de son divorce et qu'elle y a donc laissé beaucoup de plumes...

    Tellement de plumes d'ailleurs que lorsqu'elle m'a raconté certains épisodes, j'étais abasourdi. Et puis, j'ai pensé... « C'est elle !...»  Et je n'ai rien dit. A quoi bon ? Je l'imaginais tellement bien face à son con d'avocat... L'air de débarquer de la planète Mars, sans idée de ce qu'elle voulait vraiment, ne demandant par conséquent qu'à se ranger sous son aile protectrice. Belle aubaine pour les rapaces !

    Oui. Ainsi, cet avocat baissait souvent la tête me regardant par en dessous. Très révélateur des gens fourbes. Il n'a manifesté son attitude: " Taisez vous ! C'est moi qui décide !" qu'à partir du moment ou je me suis décidée à lui "suggérer" ma stratégie. Alors comme un bon bourreau, il a essayé de m'impressionner en essayant de m'écraser avec un peu de chantage: " Si vous voulez mettre votre stratégie en place (ce qui ne l'arrangeait pas car je préférais une négociation), je vous laisse tomber!". Raté aussi pour lui! Je ne cède jamais au chantage.


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  • Commentaires

    1
    MENEGMJFICTIONS
    Mercredi 6 Mai 2009 à 09:35
    Oui, les chemins que l'on a pas choisis mènent le plus souvent à des impasses. Mais la plupart des hommes, devant l'obligation de faire le choix d'un premier pas, souffrent d'une infirmité naturelle et, estropiés, se trouvent acculés à prendre le même train que le groupe.
    C'est pourquoi la société n'éclatera jamais vraiment : les hommes, dans leur grande majorité, éprouvent le besoin de se voir guidés, encadrés, obligés, jusqu'à l'asservissement, parfois.
    Amitiés, mon cher
    MJ
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