• Du silence à la parole ou de l’essentiel à l’accessoire…

     

     

    Est ce parce qu'il leur manque la parole que les animaux sont si expressifs dans leurs regards et dans leurs attitudes ?

    Faut il être muet pour bien se faire comprendre ?

    J'ai de plus en plus tendance à le croire. 

    Il me semble qu'il ressort des échanges verbaux davantage de malentendus que de compréhension.

    C’est pour cette raison que le regard m’est devenu plus important que la parole. Les yeux démentent en effet souvent les paroles. Et ce n'est pas un hasard s'ils sont comme on le dit:

    « Le miroir de l'âme ».

    Celui qui parle s’avance masqué, qu’il le veuille ou non.

    On a beau se vouloir le plus sincère possible il n’est pas possible de mesurervéritablement la portée de ses paroles. A travers un mot prononcé, une phrase énoncée, personne n’entendra la même chose. Chacun interprète le discours selon son vécu, son histoire, ses croyances, ses fantasmes, ses désirs. Comme on dit, on n’entend que ce que l’on a envie d’entendre.


    Il y a aussi un temps pour entendre. Il peut être ainsi trop tôt ou trop tard pour faire son profit d’une juste parole. Il en va des mots assemblés comme du grain semé. Ce dernier peut tomber dans le sillon ou dans les broussailles et, selon l’endroit ou il tombera, soit il germera, soit il pourrira.

    Plus on apprend à se connaître soi, et plus on se méfie également de l'expression orale. Parce qu’apprendre élargit l'éventail des questions davantage qu’il ne le restreint.

    Nous n'écoutons jamais assez longtemps. Quelqu’un qui parle, s’écoute parler et réfléchit en même temps qu’il parle à ce qu’il dit. Si on écoute véritablement, on entendra des contradictions dont l’orateur ne sera pas lui, forcément conscient.


    Les animaux n'ont pas ce problème.


    Ils expriment parfaitement ce qu'ils ressentent et parviennent à se faire comprendre et à nous toucher. De même, nu et désemparé, démuni et réduit à l'impuissance, l'homme n'a plus besoin de langage pour exprimer ce qu'il ressent.

    Parce qu'à ce moment là, il retrouve l’essence, l'essentiel, et que l'essentiel se passe du langage.

    Mais, dés qu'un minimum de confort s'installe ou réapparaît, nous recommençons à argumenter.

    Pas de danger de ce côté là pour "nos amies les bêtes" qui ne sauront jamais ce qu'est la sécurité et qui donc, toujours se cantonneront à l’essentiel. Rien n’étant jamais acquis pour elles.

    Alors,  qu'avons nous donc à dire....de plus ?

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