• Amour, amitié…

    Amour, amitié…

     

    « L’amitié çà s’arrose, c’est comme pour les fleurs. Tout s’entretient. Sinon tout s’éteint. Ce n’est pas compliqué, faut parler, faut des gestes, sinon tout meurt. Ou dites-moi ce qui reste ? »….demandait-elle….

    En va-t-il de l'amitié comme de l'amour ? Est ce un sentiment qui, privé d'attention, se délite,?

    Ce que j’en pense :

    J'ai un ami, j'ai un amour. Je n'en ai pas cinquante. Mais ces deux là n'ont pas besoin, chacun, d'être arrosés.

    Du moins n'en ai-je jamais ressenti la nécessité.

    Ils vivent en moi depuis tant d'années. Je ne sais plus exactement, tant ils me semblent faire partie de mon essence, de mes pensées.

    Il me semble que l’entretien…" se fait tout seul"... »

    Même la mort de l'un ou de l'autre n’y pourra rien changer.

    Je m'en réfère à eux en permanence et, s'ils ne sont pas toujours physiquement présents, je perçois leur accord ou leur désaccord quand je sollicite leur point de vue, de vive voix ou en pensée.

    Je suis sûr de cela, et je pense que c'est réciproque.

    Il me semble que ce qui nécessite un entretien manque de solidité. Que certains pans de mur restent encore assez fragiles, que l'édifice mérite donc pas mal d'attention et de vigilance.

    Qu'il est au pire, peut être, illusoire...


    -------------------------------------------------------------------------------------------------


    Une rencontre... "Mais à tout prendre qu'est ce ?"... Deux êtres qui se parlent d'un peu plus près, une promesse qui se voudrait plus précise ? Un aveu qui cherche à se confirmer ?

    Bon...ça c'était l'entrée des violons... pour m’amuser un peu. Ça m’est venu comme ça, et je n’ai pas pu résister. Et comme ici, c’est mon journal, je laisse…. Mais passons aux contrebasses...

    J'entends souvent dire " Je n'attends rien des autres" ...et j'en déduis 9,9 fois sur 10 qu'au contraire, celui qui vient de dire cela, attend beaucoup, énormément, des autres...

    Trop !

    Donc, d'abord, ne pas se duper soi même !

    Si l'autre est trop important pour nous, c'est que nous ne nous aimons pas assez. Inversement si l'on méprise ou si l'on est indifférent à l'autre c'est que l'on s'aime trop.

    L'autre devient une amitié ou un amour possible, envisageable, lorsque ce travail sur soi de rééquilibrage, a été fait. Autrement dit lorsque l'on sent que notre curiosité pour l'autre est devenue "normale", que l'on se sent réellement ouvert à la camaraderie...et… "plus si affinités".

    Mais, au fur et à mesure qu'une camaraderie se transforme en amitié ou en amour, il convient de se faire toujours plus attentif, plus vigilant.

    En se posant, par exemple, les questions suivantes: Est ce que je le (la) mérite toujours ou est ce qu'il (elle) me mérite encore ?

    De toute façon, je crois que consciemment ou inconsciemment tout le monde se pose ces deux questions.

    Et, selon la réponse que l'on se donne, on aime "plus" ou "moins"...

    On continue le chemin ensemble ou bien les routes, lentement, bifurquent...

    L'amitié ou l'amour, pour moi, fût le résultat d'un long questionnement, d'un parcours pendant lequel, à maintes reprises, je me suis interrogé. Et répondu, chaque fois, par l'affirmative.

    L'amour ou l'amitié ont donc, en ce qui me concerne, de solides fondations.

    « Progrès en amour assez lents ! » pour paraphraser Jean Paulhan.

    La formule: "Loin des yeux, loin du cœur" m'a toujours parue, non pas erronée, mais inadaptée à ma conception de l'amitié.

    Je sais. Je creuse et j'aime creuser. Heureusement personne n’est obligé de me lire !!!

    Approfondir, creuser, n'évite pas les malentendus car il est impossible de tous les anticiper, mais du moins, lorsqu'ils apparaissent, parvient-on peut être à voir comment, à partir de quelle occasion, ils ont pu naître et se développer.

     

     -----------------------------@----------------------------------

     

    Il y en a toujours un qui aime plus que l’autre, dis tu… Donc je suppose que c’est lui qui aurait besoin de preuves, car il manque de confiance en lui ?

    Si l’amitié a besoin de signes et l’amour de preuves, c’est donc bien, à mon sens, que le problème se situe toujours dans ce rééquilibrage que j’évoquais plus haut, à savoir : Si l'autre est trop important pour nous, c'est que nous ne nous aimons pas assez. Inversement si l'on méprise ou si l'on est indifférent à l'autre c'est que l'on s'aime trop.

     

    J’ai toujours pensé que pour vivre à deux, il fallait être capable, d’abord, de vivre seul.

    On est capable de vivre seul lorsque l’on a suffisamment balayé devant sa porte et convenablement rangé son intérieur pour pouvoir se décider à inviter quelqu’un chez soi de façon, éventuellement, durable. (Ce qui est rarement le cas si j’en juge par le nombre de maisons-foutoirs que j’ai visitées…)

     Savoir ensuite que si ce quelqu’un décide de s’installer (amour ou ami) il sera toujours le bienvenu et réciproquement, bien sûr.

    Ça en fait des étapes et des conditions - fastidieuses - à remplir ! Et donc, si « L'amitié à toujours besoin de signes comme l'amour à besoin de preuves »… c’est qu’il reste encore du boulot à faire chez soi…Que le travail de mise en place n’est pas terminé.

    Je sais, je suis chiant et absolutiste, mais je pense très sincèrement que « La liberté, c’est d’abord, la rigueur ». Et j’ajouterai : La rigueur.... longtemps, longtemps, longtemps …, sinon, ce sera toujours le bordel (des sentiments) dans lequel nous vivons tous les jours !!!....

    Pardon, ça m’a échappé ! lol…

    Heureusement, mon copain Nietzsche est de mon avis…Cela me rassure, car sinon, je me sentirais un peu seul… lol.

    Suffit de relire les trois métamorphoses de l’esprit : Comment l’esprit devient chameau, comment l’esprit devient lion, et enfin comment l’esprit devient enfant… pour comprendre…

    Oui, bon, je sais, c’est pas évident et ça n’intéresse pas grand monde, La Rigueur ! On préfère passer directement à… La Liberté !

    Voila un mot qui parle aux sens, qui emporte l’auditoire, qui fait rêver,  pour lequel on se lève volontiers, pour lequel on a fait et on continuera de faire, plein plein plein de conneries…

    NB. A ce propos je viens de lire un article sur le dosage « Raison-Passion » à propos duquel j’ai hésité à laisser un commentaire. J’aurai pu écrire un truc du genre de ce que je viens d’écrire ici, mais ça aurait, me semble t-il, un peu gâché l’ambiance…

     

    --------------------@----------------------

     

    Oui, c’est vrai que l’héritage familial (ne rien demander ni rien attendre des autres) est important pour la construction future de sa personnalité.

    En général, je l’ai constaté souvent, les gens élevé dans cette exigence, deviennent des gens généreux et ouverts, qui donnent leur « chance » aux autres.

    La pratique assidue, dés son plus jeune âge, du « Je compte sur moi d’abord » donne à celui ou à celle qui l’exerce une force d’âme et de caractère qui permet par la suite l’ouverture et la générosité à l'égard des autres.

    Mes amis, mes amours… (j’allais écrire dans la foulée…mes emmerdes lol…) sont de cette trempe. De même pour ce que tu dis du rire. La pudeur par le rire. « Tout va toujours bien ! Surtout pas d’apitoiement !... » Fierté, rigueur, exigence, voila les qualités que j’aime.

    Voila ce que sont mes amis, connus ou inconnus. Mes amis qui sont des gens « forts » au sens nietzschéen du terme et qui, parce que forts justement ont parfois besoin d’aide. Encore faut il les « voir » car ils font tout pour passer inaperçus.

     

    ----------------------------@-------------------------

    « ImprovisationMini débat autour du verbe "aimer"... »

  • Commentaires

    1
    nanou
    Samedi 13 Février 2010 à 13:32
    bisous a toi
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :