• Ah ! les aphorismes ....

     

    Les aphorismes

     

    Ceux qui me lisent ont sans doute remarqué que j'use et abuse beaucoup des citations et aphorismes d'auteurs.

    C'est parce que ces courtes phrases, si pleines et si riches de sens, m'ont suivies pendant des années et des années, et qu'elles sont toujours là, à portée de ma plume, dans la besace qui ne me quitte jamais.

     

    Quand j’ ai découvert Nietzsche, à 17 ans, l'extraordinaire profondeur de ses analyses, fourmillant de paradoxes, de contradictions, m'éblouissait. Quelle virtuosité ! Dans les nombreux aphorismes qui jalonnaient ses textes, je voyais bien que cet homme parlait la bouche pleine, contraint que j'étais d'y revenir sans cesse, aussi riches de sens que les symponies de Mozart !

    Mon jeune esprit pétillait en dégustant ses livres, je me sentais devenir plus intelligent, plus fort, de mieux en mieux armé.

    J’avais le sentiment, qu'un tas de vérités fondamentales m'éclaboussaient à longueur de lecture. Souvent je ne comprenais pas, mais peu m'importait ! Je savais que j'y reviendrais, tant la musique m'hypnotisait !

    Je me suis un peu étendu sur Nietzsche, parce que c'est le philosophe qui m'a le plus structuré dans mon évolution personnelle. Mais d'autres grands écrivains ou philosophes m'ont également nourri. Je citerai en vrac Buzzati, Bukowski, Bataille, Miller, Brassens (et oui, bien sûr Brassens! ) et j'en passe, qui ne me viennent pas immédiatement à l'esprit.

    Ces hommes m'ont aidé à grandir, développant en moi des ramifications qui n'ont cessées de croitre, à la manière des branches d'un arbre qui l'étoffent jour aprés jour.

    C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, je puise si largement dans leur production au risque d’en devenir  barbant… Mais qu’importe !

     

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    Le même cheminement s’applique aux lieux communs utilisés abondamment par mes parents et grands parents au cours de mon enfance et de mon adolescence...

    "Pierre qui roule n'amasse pas mousse " - "Ne dis jamais fontaine je ne boirais pas de ton eau" " Tel qu'on fait son lit on se couche" etc… Phrases "toutes faites" qui me barbaient considérablement tant elles revenaient à tout bout de champ et dans toutes les occasions.

    Et puis, en grandissant, j'ai là aussi découvert que ces lieux communs n'étaient pas aussi insipides qu’ils paraissaient l'être mais qu'ils contenaient au contraire, comme mes aphorismes favoris, de grandes vérités cachées.

    Il fallait simplement avoir la patience de les (re) découvrir.

     

    La vie, au fond n'est qu'une longue digestion.

     

     

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