• 2008 ....



     2008

     

     

     

    Vingt fois sur le métier...

     

    Je parcours souvent les blogs  sur Internet. Je cherche des rencontres, des auteurs en germe, des « personnalités »...

     

    C'est fou le nombre d'individus qui écrivent des histoires ou qui se racontent sur « la toile »

     

    J'en fais partie. J'aime bien, moi aussi, qu'on laisse, avant de partir, des petits commentaires....

     

    Mais, souvent, ce qui me retient de laisser un commentaire sur les blogs que je parcours, c'est l'absence totale d'attention à la forme, au style. On sent très vite que ce n'est pas le problème de l'auteur. Des fautes d'orthographe pratiquement à chaque mot...Je ne parle pas, bien sûr, des fautes de frappe, inévitables, ou de celles oubliées à la relecture...

     

    Alors que parfois, le fond mériterait mieux, comme enveloppe...

     

    Pour ma part, je tiens beaucoup à la forme. C'est quatre vingt dix pour cent d'une bonne histoire.

     

    Quand on donne à écouter  une jolie mélodie, les fautes de doigté sont comme des crocs en jambe qui font s'évanouir le plaisir de lire ou d'écouter....

     

    Brassens répondait aux jeunes auteurs compositeurs qui lui demandaient la recette pour écrire de bons textes: « Savoir conjuguer correctement les verbes "être" et "avoir"... »

     

     


     
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    L'amour se vérifie dans la durée. Sans passer par l'épreuve du temps et du quotidien, il est difficile de  savoir à posteriori si nous avons rêvé d'amour, ou bien s'il ne s'est agi que d'un désir certes grisant, mais passager. Tout ce dont nous pourrons nous souvenir, c'est d'avoir été, un moment, "amoureux"... Et être amoureux  n'a rien à voir avec l'amour.

     



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    Est ce parce qu'il leur manque la parole que les animaux sont si expressifs dans leurs regards et dans leurs attitudes ?

    Faut il être muet pour bien se faire comprendre ?

    Plus le temps passe et plus j'ai tendance à le croire. 

    Il ressort souvent des échanges verbaux davantage de malentendus que de compréhension.

    A tel point qu'avec le temps, le regard m'est devenu plus important que la parole.

    Les yeux démentent, en effet, souvent les paroles. Ont dit bien d'ailleurs qu'ils sont: « le miroir de l'âme".

    Personne ne mesure véritablement la portée de ses paroles, qui n'ont pas la même couleur, la même saveur pour chacun de nous. Chacun interprète selon ses désirs.

     

    Comme on dit, on n'entend que ce que l'on a envie d'entendre.

    Apprendre, c'est, le plus souvent, élargir davantage l'éventail des questions.

    Nous n'écoutons jamais assez. Et quand bien même nous écouterions sans cesse, nous ne parviendrions pas à saisir le millième de la complexité humaine.

    Les animaux n'ont pas ce problème. Ils savent par leur yeux et par leur attitude nous faire comprendre ce qu'ils attendent de nous.

     

    De même, nu et désemparé, démuni et réduit à l'impuissance, l'homme n'a plus besoin de langage pour exprimer ce qu'il ressent.

    Parce qu'à ce moment là, il touche à l'essentiel et que l'essentiel se passe du langage.

    Mais, dés qu'un minimum de confort s'installe ou réapparaît, nous recommençons à argumenter.

    Pas de danger de ce côté là pour, "nos amies les bêtes" qui ne sauront jamais ce qu'est la sécurité. Rien n'est jamais acquis pour elles.

    Alors,  qu'avons nous donc à dire....de plus ?






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    Entre le virtuel et le réel se trouve la zone de tous les possibles.

     

    C'est le pays d'avant ou d'après les choix. L'espace ou chacun hésite....

     

    Sera ce triste ou merveilleux ? Alléchant ou repoussant ?

     

    Deux mondes qui s'attirent ou se repoussent en fonction de la direction du vent.

     

    Dans le virtuel on peuple son espace d'images choisies à sa convenance. Dans le réel, ce sont les images qui s'imposent à nous.

     

    Prendre des images réelles et les emporter dans l'imaginaire afin de les embellir et rejoindre la réalité rassasié d'images virtuelles afin de les faire vivre, en espérant qu'elles résisteront au passage du temps.

     

    Fluctuer ainsi, aller puis revenir...

     

    Ces va et vient permanents enrichissent la zone des possibles. C'est ainsi que débutent de nombreux voyages.

     

    Prendre le train ou le bateau... Ils sont nombreux ici.

     

    Et si leur destination n'est jamais très précise, ils dessineront dans leur sillage notre expérience, notre vécu.

     

      

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    Il est temps de rentrer les plantes qui ont tendance à craindre le froid.

     

    Les chats qui vivent dehors se mettent en boule, le museau entre les pattes, leur petit nez mouillé bien caché sous la fourrure de leur estomac.

     

    Les arbres, squelettiques sont nus et désolés.

     

    Ceux qui ont gardé leurs feuilles ressemblent à des témoins immobiles et attentifs.

     

    La nature, patiente et éternelle, se recroqueville, faisant le gros dos.

     

    Quelques passants se hâtent dans les rues, devenues les couloirs du froid.

     

    J'aime bien les saisons qui, comme des transitions d'images, se substituent  les unes aux autres induisant, sans en avoir l'air, la métamorphose de nos comportements instinctifs.

     

    Les saisons rythment notre vie, poussant du doigt sur nos épaules, indiquant qu'il est temps de courir dans les prés ou bien, comme aujourd'hui, de faire preuve de patience.

     

    Chaque saison dégage son parfum. Joyeux, envoûtant, ou mélancolique...

     

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    Un homme, assis sur un banc, vient de ranger sa pipe. Il relève le col de son manteau, rentre le cou dans les épaules et se lève.

     

    Les mains dans les poches et les yeux baissés, il se dirige vers la galerie chauffée du centre commercial proche, en quête d'une chaleur bienvenue.

     

    Je le suis des yeux. Il n'est pas rasé. Il est seul. Il se mêle à la foule des consommateurs qui lèchent les vitrines en poussant, devant eux, leurs chariots.

     

    Il se dirige vers moi, hésitant. Il sort sa pipe, la cale entre ses lèvres et me demande:

     

    "Du feu, Papy ?"

     

    Je lui tends mes allumettes. Il allume son fourneau aspirant comme un soufflet de forge.

     

    Il ajoute: "Fait froid hein ?" Oui, il fait froid. Il s'éloigne et je le perds de vue.

     

    Scène de la vie ordinaire en ce début d'hiver...

     

     

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    Tout, dans la vie, selon le regard que l'on porte, peut sembler futile et superficiel.

     

    Que serait une rose dans un champ de roses ? Une jolie fleur parmi beaucoup d'autres....

     

    Mais une rose perdue dans les broussailles ou cachée dans un fossé ? Un cadeau du ciel.

     

    Les belles choses sont rares. C'est pour cela qu'elles sont belles.

     

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    L'imagination des enfants...

     

    Frédéric a la peau fragile. Piqué dans la nuit par un moustique ou une araignée, il s'est réveillé le matin, défiguré par une grosse boursouflure sur le front. Il a profité aussitôt de cette aubaine pour faire peur à ses copains qui, au lieu de se moquer de lui s'enfuyaient. Jugeant sans doute qu'il n'était pas assez laid, il ajoutait même des grimaces de son invention pour stimuler encore, si possible, la fuite de ses camarades. Et nous, parents, qui étions désespérés pour lui.....

     

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     Pour un enfant, un raz de marée, c'est une avalanche de mer et, devant la campagne inondée il m'a demandé si un robinet ne fuyait pas, quelque part...

     

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    Le soleil s'est caché. Le ciel, baudelairien, bas et lourd, pèse comme un couvercle sur l'esprit gémissant, en proie aux longs ennuis....

    Ce n'est pas un bon jour...

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    En passant devant la maison de mon voisin, je caresse deux minutes, à l'aller et au retour, un jeune épagneul, enfermé dans une cage, dont l'un des bords grillagé jouxte mon chemin.

     

    C'est devenu une sorte de rituel obligé, quand je pars en promenade.

     

    Le petit chien frétille de la queue, tremble de tous ses membres et frotte sa petite truffe rose contre mes doigts à travers le grillage, en gémissant doucement.

     

    Quand je m'éloigne, il court vers la porte de son enclos et, agrippé aux barreaux de la porte, il me regarde tristement m'éloigner.

     

    Je n'ai jamais vu mon voisin. Je ne le connais pas, et je ne souhaite pas le connaître.

     

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    Je croise de nombreux chemins en marchant dans les bois. Je choisis au hasard. Peu importe. De toute façon je me perdrai.

     

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    Promenade dans la campagne. Je me demande s'il existe encore des endroits ou l'on n'entend pas les coups de feu des chasseurs...

     

    J'ai aussi croisé des jeunes gens à moto, qui, sans doute pour se prouver qu'ils existent,  font beaucoup de bruit.

     

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